Le 18 septembre de chaque année à l'occasion de la « Fiestas Patrias », la Fête nationale chilienne, le pays tout entier s’anime au rythme des danses et des plats typiques qui célèbrent la liberté et la convivialité. À plus de 11 000 kilomètres de là, à Saint-Nazaire, cette célébration peut devenir une source d’inspiration pour quiconque aime la cuisine qui rassemble et qui réchauffe les hommes. Découvrons ensemble comment cet événement peut se vivre en Loire-Atlantique, à travers les spécialités culinaires chiliennes et les ingrédients qui racontent l’histoire d’un peuple multiculturel.
La Fête nationale chilienne dure en fait deux jours et s'inscrit au cœur du mois du patriotisme chilien. Le 18 septembre commémore la première fois qu'un gouvernement autonome, au service de ce pays, s'est réuni, en 1810. Le territoire était à cette époque sous domination espagnole. Or, au même moment, Napoléon Bonaparte envahit l'Espagne. Un groupe d'indépendantistes chiliens en profite alors pour constituer une dictature militaire qui va se maintenir jusqu'en 1814. Elle prend fin lors du « désastre de Rancaga », qui signe le retour sous le contrôle des troupes royalistes. Il faudra ensuite attendre encore quatre ans pour que le pays devienne véritablement indépendant.
Cette date célèbre les débuts de la première armée du Chili. Les forces militaires sont honorées pour leur action et leur courage qui ont amené à l'indépendance du pays. Cette fête est prise très au sérieux par l'État de ce dernier. Pour exemple, la loi oblige les citoyens à placer le drapeau national devant leur maison. Quiconque y déroge ou oublie risque une amende. Et comme rien n'est laissé au hasard, un guide gouvernemental a même été publié pour expliquer comment installer ce symbole chilien. Tout au long de la journée, la puissance de l'armée chilienne est mise en avant. Cela se traduit par de nombreux défilés militaires qui ont lieu dans tout le pays, dont la grande parade à Santiago.

La fête nationale chilienne ne commémore donc pas l'indépendance du pays, mais l'événement qui en a démarré le processus, ainsi que les forces militaires qui ont été à l’œuvre pour y parvenir. Mais au-delà de l’histoire politique, cette fête est une véritable célébration populaire. Pendant plusieurs jours, des Chiliens de tous âges se rassemblent pour danser la cueca, qui est la danse nationale du Chili, et pour déguster des plats emblématiques. Dans des kermesses géantes, appelées « fondas », on trouve des stands présentant des jeux typiques, comme le bilboquet, le chamboule-tout, le tir à la corde ou encore la toupille.
Si l'on festoie avec beaucoup de joie lors de la fête nationale chilienne, les habitants n'en oublient pas pour autant de se nourrir et ils en profitent pour mettre leur gastronomie au premier plan. Chaque famille prépare ses spécialités et toutes les régions font honneur à leurs produits. De la Patagonie au nord du pays, la viande, le maïs, le pain et les fruits deviennent les symboles d’une identité partagée. Les fondas sont aussi l'occasion de renouer avec la cuisine traditionnelle chilienne, car on y trouve de nombreux stands de restauration. Les asados (sortes de barbecues) proposent aux visiteurs des morceaux de toutes sortes de viandes. Ceux-ci sont cuits lentement, ce qui leur donne beaucoup de saveur et permet à leur chair de rester tendre.
Le cocktail emblématique de la fête nationale chilienne est le « Terremoto », littéralement « tremblement de terre » en français. Il fait référence au séisme de 1985 et il est devenu, depuis cette date, une représentation de l'activité sismique, qui est importante dans cette région du monde. Sa recette et son goût sont originaux, puisqu'il est préparé avec du pipeño (vin local), de la glace à l'ananas et un trait de grenadine. Il porte bien son nom, car si vous demandez une « réplique » du tremblement de terre, soit un second verre, les secousses telluriques risquent bien d'envahir votre esprit, alors autant consommer la boisson avec modération !
S’il existe un plat incontournable pendant les Fiestas Patrias, c’est bien l’empanada chilienne. Ce petit chausson doré à la main représente l'identité même du Chili : simple, généreux et plein de caractère. La version que l'on retrouve dans les rues des grandes villes, où la fête est à son intensité maximale, est l’empanada de pino. Elle est farcie de viande de bœuf hachée, d’oignons, d’un morceau d’œuf dur et d’une olive. Servie chaude, cette spécialité symbolise le lien entre la terre et la mer, entre les peuples du sud et ceux du monde entier. Pour les habitants de Saint-Nazaire, il est facile d’en préparer une adaptation maison d'autant qu'Heustach met sa propre recette à votre disposition.
La Fête nationale chilienne n’est pas qu’un duo de jours fériés : c’est une explosion de couleurs, de musiques et de saveurs. Chaque plat et chaque boisson racontent l'histoire d'un pays qui a lutté pour son indépendance. Depuis Saint-Nazaire, il suffit de quelques produits du marché, d’un peu d'inventivité et de beaucoup de cœur pour recréer cette atmosphère festive. Que l’on soit amateur de viande, de poisson, de maïs ou de pain, la cuisine chilienne et Heustach vous invitent à goûter, en toute simplicité, à la liberté et à la joie de vivre.