La vente à emporter et le click and collect à Belleville-en-Beaujolais

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La Chapelle-de-Guinchay (71570) • 6 adresses 10,23 km
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Il y a peu, Belleville-en-Beaujolais ne s'appelait pas ainsi. La commune répondait au nom de Belleville-sur-Saône, et le changement, intervenu le 1er janvier 2019 avec la fusion de Saint-Jean-d'Ardières, n'a pas seulement modifié une ligne d'état civil : il a déplacé le regard de la rivière vers le vignoble.

Une ville qui a changé de nom, et de point de vue

Le détail paraît anecdotique, il ne l'est pas. Une ville qui s'appelle « sur-Saône » se définit par un axe, une voie d'eau, un trafic. Une ville qui s'appelle « en-Beaujolais » se définit par un pays, des coteaux, une réputation qui la précède largement hors du département. On passe d'une adresse à une appartenance.

La géographie donne d'ailleurs raison aux deux versions. À l'ouest montent les reliefs du Beaujolais ; à l'est s'étendent les prairies de l'Ain, plates jusqu'à l'horizon. Belleville tient la charnière, ce qui explique à la fois sa gare et sa taille : avec quelque quatorze mille habitants, ce n'est plus un village de vignerons, c'est une petite ville qui fait vivre les villages autour d'elle.

Deux anciens bourgs, et un parcours qui ne se fait plus d'un trait

La fusion a laissé ce qu'elle laisse partout : une commune, deux centres. On ne refait pas d'un coup de plume des habitudes qui se sont prises sur un siècle, et personne n'a fusionné ses trajets du samedi matin en même temps que les mairies.

Concrètement, cela veut dire que « descendre en ville » ne désigne plus un seul geste. Selon ce qu'on cherche, on va d'un côté ou de l'autre, et ce qui se faisait à pied dans un bourg se fait désormais en voiture entre deux. Sur des distances aussi courtes, c'est absurde, et c'est pourtant ce que tout le monde fait.

La commande à emporter recolle discrètement les deux morceaux. Vous réservez le matin ce qui vous attend d'un côté, vous passez le prendre en fin de journée sur le trajet que vous faisiez de toute façon, et le déplacement supplémentaire disparaît. Ce n'est pas spectaculaire, mais multiplié par une année, c'est un temps considérable rendu à autre chose. La liste des métiers concernés montre au passage que ça ne se limite pas aux courses alimentaires.

Une ville moyenne prise entre deux voisines

L'autre particularité de Belleville tient à sa position sur la carte des villes, et pas seulement sur celle des vignes. Villefranche au sud, Mâcon au nord, l'une et l'autre à portée de train depuis la gare, avec tout ce que les deux proposent de plus large en matière de commerces et d'enseignes.

La question qui se pose ici n'est donc pas celle des villages alentour, où l'on se demande d'abord s'il y a quelque chose. Ici, il y a quelque chose : un tissu de commerces, de restaurants, d'artisans, hérité d'une ville qui a toujours eu sa propre vie économique. L'enjeu n'est pas d'exister, il est de ne pas se faire grignoter par plus gros à vingt minutes.

Sur ce terrain-là, la commande en ligne joue un rôle précis et limité, qu'il vaut mieux énoncer sans exagérer. Elle ne remplace pas une devanture, ne fabrique pas de clientèle et ne rend personne meilleur dans son métier. Elle fait une chose : elle met le commerce d'ici dans la même liste que les autres, au moment où quelqu'un compare ses options depuis son canapé. Sans elle, la comparaison a lieu quand même, mais sans lui. C'est particulièrement net en restauration, où la décision se prend souvent une heure avant de passer à table.

Commander à Belleville-en-Beaujolais, concrètement

Le principe tient en trois gestes. Vous choisissez dans la liste ci-dessus, vous payez en ligne ou sur place selon ce qui est proposé, et vous passez récupérer à l'heure convenue. Pas de livreur, pas de frais de livraison, pas d'attente : la commande est prête quand vous arrivez, et vous repartez avec.

Cette liste ne s'arrête pas aux limites de la commune, et c'est volontaire : elle suit un rayon, avec les distances affichées en clair. Autour de Belleville, ce rayon franchit la limite départementale au nord, du côté de La Chapelle-de-Guinchay. Regardez le kilométrage avant le nom de la ville : c'est lui qui dit si le détour vaut la peine.

Pour celui qui vend, c'est le même geste vu de l'autre côté du comptoir, et c'est le pari d'Heustach : une vitrine en ligne sans abonnement ni engagement, sur laquelle il garde ses clients au lieu de les louer à une plateforme qui les lui revendra. Notre page commerçant l'explique ligne par ligne.

Changer de nom pour affirmer son pays est un joli geste. Il resterait décoratif si les commerces qui font vivre ce pays devenaient plus difficiles à trouver que ceux des villes d'à côté.

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