Options : des tarifs différents d'un produit à l'autre
Il y a des demandes qui reviennent si souvent qu'on finit par les reconnaître à la première phrase. Celle-ci arrivait toujours dans les mêmes termes, à deux ou trois mots près : « ma quatre fromages en mega me coûte plus cher à produire que la reine, mais je suis bien obligé de facturer le même supplément aux deux ». Et c'était vrai. Jusqu'à cette mise à jour.
Désormais, une option peut avoir des variantes : la même option, avec d'autres tarifs, et chaque produit choisit celle qui lui convient. Installez-vous, ça tient en quatre minutes de lecture et zéro migraine 🧠.
🍕 Avant, la catégorie décidait pour tout le monde
Petit rappel pour celles et ceux qui arrivent en cours de route. Sur Heustach, une option ne se pose pas sur un produit mais sur une catégorie : vous créez « Taille » avec junior, senior et mega, vous la rattachez à votre catégorie « Pizzas », et toutes vos pizzas la proposent automatiquement. C'est rapide, c'est logique, et c'est exactement ce qui vous évite de reconfigurer douze produits un par un. On vous avait d'ailleurs expliqué comment poser vos options sur une catégorie entière il y a quelques mois.
Sauf qu'une carte de pizzeria, dans la vraie vie, ce n'est jamais douze produits parfaitement interchangeables. Il y a la pizza du chef avec sa burrata, celle qui demande trois fromages de plus, et celle que vous vendez à prix d'appel le mardi soir. Toutes portaient la même option « Taille », donc le même supplément, parce que le supplément appartenait à la catégorie et à personne d'autre.
Le même mur existait dans l'autre sens, et il était encore plus agaçant. Votre catégorie « Tacos » propose une option « Sauces » ? Parfait, sauf pour un tacos sucré, à qui personne n'a jamais eu envie de proposer de l'algérienne. Il fallait choisir entre une option qui n'avait pas de sens sur ce produit, ou une catégorie de plus rien que pour lui 🤷.
🎚️ Une variante, c'est la même option avec d'autres tarifs
Le mot peut faire peur, alors désamorçons tout de suite : une variante n'est pas une nouvelle option. C'est une autre liste de choix pour une option qui existe déjà. Vous gardez « Taille », vous lui ajoutez une variante que vous appelez premium, et cette variante porte ses propres libellés et ses propres tarifs : junior à 0, senior à 2,50 €, mega à 5,50 €, là où l'option en demandait 0, 2 et 5.
Le nom que vous lui donnez est un nom interne, visible de vous seul dans votre back-office. Votre client, lui, continue de voir une option qui s'appelle « Taille », avec ses junior, senior et mega : il ne saura jamais qu'il regarde une variante, et c'est bien le but. Appelez-la premium, tarif burrata ou la chère, personne ne le lira à votre place.
Tout le reste - obligatoire ou facultatif, choix unique ou multiple, nombre maximum, suivi de stock - reste attaché à l'option elle-même et n'existe qu'à un seul endroit. Une variante ne peut donc pas partir en vrille toute seule : elle ne touche qu'aux libellés et aux tarifs. C'est volontairement étroit, et c'est ce qui rend la chose utilisable sans mode d'emploi. Variantes d'option
✅ Dans la fiche produit, trois gestes et pas un de plus
Ouvrez n'importe quel produit : vous y trouverez un nouveau bloc, « Les options proposées pour ce produit », avec une ligne par option de sa catégorie. Et voilà les trois seules choses que vous pouvez y faire.
Un, ne rien faire. C'est le cas de l'immense majorité de vos produits, et c'est l'état par défaut : la ligne est cochée, elle indique « Tarifs de l'option, 3 choix », et il n'y a aucun badge, aucune pastille verte, aucune case de confirmation à valider. Un écran qui vous réclame de confirmer ce qui est déjà vrai est un écran qui vous fait perdre du temps ; celui-ci se tait tant que vous ne lui demandez rien.
Deux, décocher. Vous décochez « Sauces » sur le tacos sucré, la ligne passe en gris, son résumé devient « Non proposée sur ce produit », et l'option disparaît pour ce produit-là uniquement. Les onze autres tacos ne bougent pas d'un pixel.
Trois, choisir une variante. Vous dépliez la ligne, et vous voyez une rangée de pastilles : « Tarifs de l'option » d'abord, puis vos variantes par leur nom interne. Cliquez sur premium, et les tarifs affichés dessous se mettent à jour immédiatement, en lecture seule. Un petit badge bleu apparaît sur la ligne pour nommer la variante retenue, et l'aperçu client de la colonne de droite se réajuste sous vos yeux. Vous n'avez rien calculé, rien ressaisi, rien cassé.

Une précision qui a son importance : aucun tarif ne se modifie depuis la fiche produit. Ce bloc affiche ce que votre sélection donne, il ne l'édite pas. Les prix se règlent à un seul endroit, dans Produits › Options, et la ligne vous le rappelle en toutes lettres. Deux endroits pour modifier un prix, et plus personne ne sait d'où vient le montant qui s'affiche au client 🕵️.
🔁 Une variante sert six pizzas, et se corrige une seule fois
C'est là que le système prend tout son intérêt, et c'est ce qui le distingue d'une bête copie produit par produit. Une variante est partagée : si six de vos pizzas utilisent premium, vous ne l'avez créée qu'une fois, et le jour où le prix de la mozzarella décide de faire des siennes, vous corrigez une seule ligne pour les six.
Dans votre écran Produits › Options, rien ne change tant que vous n'avez pas de variante : la liste est exactement celle que vous connaissez. Dès qu'une option en possède, elle gagne un chevron qui la déplie sur ses variantes, affichées en retrait avec un petit coude. Chacune annonce son nombre de choix et, surtout, combien de produits l'utilisent. La question « au fait, elle sert où, celle-là ? » se répond donc d'un coup d'oeil, sans ouvrir douze fiches produit.

Les variantes n'ont pas de poignée de tri, et ce n'est pas un oubli : une variante occupe le rang de son option, elle n'a pas d'ordre à elle. Elles n'ont pas non plus de réglages propres, pour la raison expliquée plus haut. Ce qu'elles ont, c'est un bouton pour les modifier, qui vous ouvre directement l'option au bon endroit : un seul écran d'édition, atteint depuis deux chemins, plutôt que deux écrans qui se disputeraient la vérité.
🧘 Ce qui ne bouge pas, et c'est le plus important
Une nouveauté réussie, c'est d'abord une nouveauté qui ne dérange personne. Si vous n'avez aucune envie de vous servir des variantes, vous pouvez refermer cet article ici : vos produits continuent de fonctionner exactement comme avant, il n'y a rien à activer, rien à migrer et rien à confirmer. Aucun de vos écrans ne s'est alourdi d'un badge qui vous réclamerait quelque chose.
Deux garde-fous méritent quand même d'être connus, parce qu'ils se déclenchent tout seuls. D'abord le stock : si vous retirez une option ou choisissez une variante qui ne propose pas les mêmes choix sur un produit dont vous suivez le stock, on vous prévient avant d'enregistrer, parce que les combinaisons suivies vont changer. Une variante qui ne modifie que les tarifs, elle, ne déclenche rien du tout. Ensuite le changement de catégorie : déplacer un produit vers une autre catégorie rend ses réglages d'options caducs, et une confirmation vous le dit avant que vous ne perdiez quoi que ce soit.
Dernier point, honnête jusqu'au bout : les choix d'une variante lui appartiennent et ne se synchronisent pas automatiquement. Si vous ajoutez un quatrième choix à votre option « Taille », vos variantes ne le reçoivent pas d'elles-mêmes. Plutôt que de décider à votre place, l'écran signale la divergence d'une mention discrète sur fond orange, et vous disposez d'un bouton « Reprendre les choix de l'option » le jour où vous voulez remettre tout le monde d'accord. C'est un avertissement, pas une correction d'office : un écart entre une variante et son option est parfaitement légitime, c'est même souvent la raison pour laquelle elle existe.
Options de produits et variantes de tarifs en click and collect📘 FAQ - Vos questions, nos réponses moustachues
Mon client voit-il le nom de la variante ?
Non, jamais. Le nom que vous donnez à une variante est un nom interne, qui ne sort pas de votre back-office. Votre client voit le nom de l'option, « Taille » par exemple, avec les libellés et les tarifs de la variante retenue pour ce produit. Vous pouvez donc l'appeler comme bon vous semble.
Dois-je modifier mes produits existants ?
Non, rien du tout. Sans action de votre part, chaque produit continue de proposer les options de sa catégorie, aux tarifs de la catégorie, exactement comme avant. Les variantes ne servent qu'aux produits pour lesquels vous en créez une, et tant qu'aucun produit n'en choisit une, elle ne change rien pour personne.
Si je modifie une variante, tous les produits qui l'utilisent changent ?
Oui, et c'est tout l'intérêt. Une variante est partagée : si six pizzas utilisent la même, vous corrigez son tarif une fois et les six suivent. C'est ce qui la distingue d'une copie faite produit par produit, qu'il faudrait reprendre six fois. L'écran des options vous indique combien de produits utilisent chaque variante, pour que vous sachiez toujours ce que votre modification va toucher.
Puis-je retirer une option sur un seul produit ?
Oui. Dans la fiche du produit, décochez la ligne de l'option concernée : elle ne sera plus proposée sur ce produit, et uniquement sur celui-là. C'est le cas typique du tacos sucré qui n'a pas à proposer les sauces de sa catégorie, ou de la pizza blanche qui n'a rien à faire d'un supplément de sauce tomate.
Où se créent les variantes ?
Dans la fenêtre de l'option elle-même, sous Produits puis Options : une section « Les variantes de cette option » vous laisse en ajouter autant que nécessaire, chacune pré-remplie avec les choix de l'option pour que vous n'ayez plus qu'à corriger les montants. Tout se fait dans la même fenêtre, sans jamais en ouvrir une seconde par-dessus, et un seul bouton enregistre l'option et ses variantes ensemble.
Voilà qui devrait réconcilier votre carte avec votre marge, sans vous obliger à créer une catégorie par cas particulier. Et comme toujours chez nous, cette nouveauté arrive sans supplément, sans palier tarifaire et sans option payante : 0,25 € HT par commande payée en ligne, et rien d'autre. Si vous découvrez Heustach par cet article, ce que change une vitrine en ligne pour un commerce de quartier se résume en une page. Bonnes commandes, et bon appétit à vos clients 🥸.
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